Jeudi 5 novembre 2009
Le vent Paraclet est un essai de Michel Tournier, paru chez Gallimard en 1977.

Qu'est que le Paraclet? L'étymologie de ce mot est grecque et signifie avocat, intercesseur. Le Paraclet fait référence au Saint-Esprit de la Trinité.

Petite présentation rapide de Michel Tournier (reprise du site de l'Académie Goncourt dont il fait partie depuis 1972!)

Né à Paris en 1924, il fait ses classes à Saint-Germain en Laye et au lycée Pasteur de Neuilly. Suit les cours de philosophie de la Sorbonne et de l'université de Tübingen. Un échec à l'agrégation de philosophie en 1950 lui ferme les portes de l'université. Il gagne alors sa vie à la Radiodiffusion Française puis à Europe I.

Michel Tournier est un tenant de l'école traditionnelle du récit, dans uen époque marquée par le Nouveau Roman. Plus imprégné du sens que de la forme, il a néanmoins cotoyé l'un des fondateurs du Structuralisme, l'anthropologue Claude-Lévi-Strauss, dont il a suivi les cours en 1948 - 1949.
Le mythe permit à Tournier de passer de la métaphysique au roman.

Sa bibliographie comprend Vendredi ou les limbes du Pacifique, Le roi des aulnes, Les météores. Michel Tournier est un exemple d'auto-hypertextualité, puisqu'il a composé une version pour la jeunesse de son roman sur Robinson : Vendredi ou la vie sauvage.
Pour information, on parle d'hypertexte et d'hypotexte, au sense du critique Gérard Genette, quand un texte y reprend le propos d'un texte x, une réécriture, en d'autre termes. Ainsi, Robinson Crusoé de Daniel Defoe, rédigé en 1719, d'après un fait divers qui marqua l'époque, est l'hypertexte de Vendredi ou les limbes du Pacifique.

Dans Le vent Paraclet, l'auteur a un propos en large partie autobiographique agrémenté de réflexions assez pertinentes sur la société contemporaine (celle des années 70 mais cela reste, d emanière assez étonnante, d'actualité en 2010!), des interrogations philosophiques, sa conception de la littérature...

Il parle de Leibniz, de L'Ethique de Spinoza, du Discours de la Méthode de Descartes.Il regrette l'aspect froide de nos sociuétés occidentales où la liberté accrue, la disponibilité des biens se payent par une solitude renforcée de même.

Dans le troisième chapitre, il aborde la question des mythologies à proprement parler. Le rôle de l'auteur est de vivifier les mythes, selon lui.

Il avoue aussi son attachement à l'Allemagne, raconte son expérience de la guerre, son amour pour un pays détruit pas la folie nazie.

Bref, il y a beaucoup trop de choses dans cet essai pour que je puisse tout rapporter ici et encore je le fais de manière désordonnée. Je ne saurais que vous conseiller de lire ce livre qui est disponible chez Folio.

Voila, bientôt, vous trouverez sur inlibroveritas une analyse sur la question des mythes vue par Tournier rédigé dans le cadre de mes études de Lettres et peut-être dans les prochains mois un billet sur Vendredi ou les limbes du Pacifique;

A bientôt!



Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XXème
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Dimanche 25 octobre 2009
Emile Zola est né à Paris le 2 avril 1840, au 10 de la rue Saint-Joseph. Son père est François Zola (né en 1795), un ingénieur civil originaire de Venise. Sa mère est une jeune Beauceronne, elle-même fille d'un artisan vitrier et d'une couturière, Emilie Aubert (née en 1819).
En 1843, les Zola s'installent à Aix-en-Provence, où l'ingénieur François Zola doit contruire non loin de là un barrage dans les gorges de l'Infernet. Cela doit être le début d'une série de contrats prometteurs pour lui. Il crée une société avec des créanciers parisiens.
Les parents d'Emilie Aubert, Louis et Henriette viennent rejoindre les Zola à Aix.
François Zola déborde d'énergie et a proposé des plans à Thiers pour une fortification de Paris et envisage de même de construire un nouveau port à Marseille. C'est un pionner de la construction mais une maladie, une pneumonie, contractée sur le chantier de l'Infranet en 1847, aura raison de lui. il laisse sa veuve et son fils dans une grande misère et ceux-ci se retrouvent harcélés par les créanciers. Les Zola doivent emprunter et changer plusieurs fois de domicile.

Emile Zola reçoit cependant une excellente éducation. En 1848, il est élève de la pension Notre-Dame où il rencontre ses camarades Marius Rouxet Philippe Solari. Le premier deviendra journaliste et le second sculpteur et resteront toujours ses amis.
Les changements de régime de 1848 et 1851 n'affecteront pas la famille. En octobre 1852, Zola entre en huitième au collège Bourbon. En 1853, il saute une classe et entre en sixième. Il rencontre alors Augustin Baille, fils d'un aubergiste et Paul Cézanne, fils d'un banquier qui deviendra le peintre que l'on sait.
En quatrième puis en troisième, Zola rncontre des succès. il joue de la clarinette dans la fanfare du collège, s'enthousiasme pour Hugo et Musset et l'été venu part chasser dans la campagne avec Baille et Cézanne. Il racontera ses souvenirs concernant ces journées au grand air dans son oeuvre à venir notamment dans L'Oeuvre.

Déja, il se lance dans l'écriture. La plupart de ses premières créations ont disparues: des vers, essentiellement, un roman sur les croisades, une comédie de potache en trois actes et en vers, Enfoncé, le pion !. Ces écrits étaient sans doute  marqué par le lyrisme romantique.

Le 16 novembre 1857, sa grand-mère Henriette Aubert, meurt. Emilie Zola part pour Paris recquérir de l'aide. En février 1858, son fils la rejoint, avec son grand -père Louis Aubert. C'est l'adieu à la Provence et à l'insouciance
La famille emménage dans un modeste appartement au 63 de la Rue Monsieur-Le-Prince.
En mars 1858, Emile entre en seconde au lycée Saint-Louis sur recommandation d'un ami de la famille, Alexandre Labot.
De 1858 à 1862, Emile Zola mène la vie de Bohême dont on parlera dans la seconde partie de cet exposé.

Ces informations sont reprises du dossier qui accompagne les romans de Zola en Folio (ici le dossier de l'Oeuvre)

Pour plus de détails et une version romancée de la vie du naturaliste, voir aussi "Emile Zola" par Henri Troyat dans la collection "Grandes biographie Flammarion".
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XIXème
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Mardi 13 octobre 2009
Le destin tragique d'Alain-Fournier, tué durant la Grande Guerre,le 22 septembre 1914 dans les Hauts-de-Meuse, à vingt-huit ans, est connu.
Il est pratiquement l'auteur d'une seul ouvrage, Le Grand Meaulnes. Un seul roman donc, et un deuxième inachevé, de la poésie, des articles à Paris-Journal et une correspondance (principalement avec son beau-frère Jacques Rivière)

Mais quel roman! Roman paysan, roman de l'enfance, basé sur des éléments en partie autobiographique, roman initiatique, roman de l'échec (et non échec du roman!), c'est aussi le premier ouvrage classique du XXème siècle, abondamment étudié à l'école.

Le Grand Meaulnes est un adolescent qui, un jour d'hiver, découvre le Domaine inconnu, sorte de Paradis Perdu, le mode de l'enfance regretté où l'on trouve des amoureux, des dames évanescentes, des Pierrots, des Fées, des paysans et des enfants.

Pris par cette ambiance éthérée, le jeune héros n'aura de cesse de retrouver ce lieu isolé, caché et mystérieux et la jeune Yvonne de Galais, princesse du lieu.
Le drame du frère, Frantz de Galais, abandonné par sa fiancée, simple couturière, laquelle ne veut pas croire à son bonheur, apporte un ancrage réaliste au passage. Le roman oscille en permanence entre merveilleux et réalisme, entre rêve et réalité.

Le Grand Meaulnes parviendra-t'il à réunir Frantz et Valentine, sorte d'Adam et Eve chassés du Paradis. Va-t'il y sacrifier son propre bonheur.

Le dénouement, elliptique, suggère que le héros retrouve une partie de son enfance et part "vers de nouvelles aventure" avec sa propre fille que lui a donné Yvonne de Galais, qu'il a épousé entre-temps et qui finit par mourir, dans une sorte d'expiation.

Un roman enchanteur et un incontournable!

A bientôt
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XXème
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Jeudi 8 octobre 2009
Edith Wharton, de son nom de jeune fille Newbold, est née à New-York le 24 janvier 1862 dans une famille très fortunée. C'est pourquoi le roman "le Temps de l'innocence", récompensé du prix Pulitzer en 1921, décrit avec acuité la société aristocratique du New-York des années 1870 - 1880.
Newland Archer doit épouser la jeune May Welland. La jeune fille est parfaite à tout point de vue mais tellement insipide! Quelques temps avant son mariage, il fait la connaissance de celle qui deviendra sa cousine par alliance si il épouse May, la comtesse Olenska.
Madame Olenska revient d'Europe où elle a fuit un mari despotique. Elle veut divorcer mais dans l'aristocratie de la Grosse Pomme, cela ne se fait pas ! L'étiquette et les apparences règlent tous les rapports humains.
Newland Archer et Madame Olenska vont s'éprendre l'un de l'autre et le jeune marié sera alors en butte a son milieu qui fera tout pour préserver la bienséance
Ce roman est un livre sur le conformisme. Faut-il obéir à son milieu pour préserver sa tranquilité, au risque d'une vie morne ou bien réaliser ses rêves au prix du scandale?

C'est un roman brillant, bien écrit. On remarquera dans cet ouvrage où règne l'apparat, la récurrence des descriptions dans les visages qui "rougissent" en proie aux émotions.

Cette aristocratie déclinante ve bientôt céder la place à d'autres habitudes telles que l'on peut les voir dans les romans de Scott Fitzgerald.

Enfin, j'ajouterais qu'Edith Wharton cultivait une grande amitié avec Henry James et la recommanderais à tous ceux qui aiment ce dernier!
A bientôt !
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XIXème
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Jeudi 1 octobre 2009


En attendant la suite de ma série de billets  "La SF - Historique", je m'attaque aujourd'hui à une série de notes sur les écrivains de ce genre.
J'ai déja eu l'occasion de parler de Dan Simmons à l'occasion de son recueil de nouvelles "le styx coule à l'envers". il est donc possible que je me répète ici. Cependant, je vais essayer d'être un peu plus complet!

Simmons est né en 1948 dans l'Illinois et n'a été publié que tardivement dans les années 80. Enfant, il manifestait une curiosité propre aux enfants précoces. A sept ans, il découvre une caisse de romans et de magazines de Sf que lui rapporte son frère. dès lors, il se plonge dans ce genre. Dès l'année suivante, il commence à écrire sous le pseudonyme de Christopher Starr.
Alors qu'il est au collège, il publie dans la revue subversive The Satyre des nouvelles de SF qui rencontrent un certain succès, qui font au moins sensation.
Son diplome en poche, il devient professeur des écoles pendant dix-huit ans pour des classes d'enfants surdoués dans le Colorado.
Simmons parle naturellement de SF à ses élèves. il invente des planètes et des mondes qu'il réutilisera plus tard dans sa saga "Hypérion".

A partir de 1979, Simmons tente d'être publié... sans succès. Alors qu'il est sur le point de se décourager, il participe à un atelier d'écriture où une de ses nouvelles tombe entre les mains du romancier Harlan Ellison. Cette nouvelle, c'est Le styx coule à l'envers! Ellison l'encourage à continuer et la nouvelle est envoyé et acceptée par Twilight Zone Magazine! C'est le début du sccuès qui libère notre auteur de ses inhibitions!
1985 - Il publie "Le chant de Kali" et en 1990, coup sur coup "L'Echiquier du Mal" et ""Hypérion". Dès lors le succès ne le quittera plus.
Les récits de Simmons réinvente le genre SF en mélant les sous-genres. A conseiller à tous les amateurs, Simmons se doit d'être lu au même titre qu'Asimov ou qu'Herbert!

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Fantastique et SF
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