Lundi 27 juillet 2009
Ce roman, très poignant d'Elisabeth Motsch, constitue à la fois un témoignage sur l'autisme et aussi un roman. Car même si l'auteur est maman d'un enfant Asperger (un trouble de l'autisme), elle est avant tout un auteur de fiction. Par ailleurs, elle a aussi composé des albums pour la jeunesse, tous parus à l'Ecole des Loisirs.

Dans ce roman , donc, on suit la journée de Gabriel, qui accompagne ses parents, Pierre et Ariane, lors d'une randonnée? Ceci nous permettant de mieux comprendre -ou d'essayer du moins - ses symptômes. Gabriel est en effet totalement dépourvu des codes sociaux. Son trouble se situe au niveau de la communication.

Parmi les éléments de ce roman , nous est aussi montré l'effarante attitude des pédagogues et des soignants, la discrimination, l'incompréhension, le manque d'empathie... C'est un véritable parcours du combattant pour l'enfant mais aussi pour les parents qui se retrouvent accusés d'être à l'origine des problèmes de leur enfants par des psychanalystes incompétents, voir à ce sujet la théorie des Mères Frigidaires.
C'est pourtant la maman qui, en surfant sur la Toile, parviendra au bout du compte à mettre un nom sur la maladie de son fils.
Maintenant, Gabriel est adolescent et sur le chemin de sa promenade, il fait la connaissance de Louis, un vieil homme bourru. La Becassine de Wilson, c'est aussi la relation entre le vieillard et l'adolescent.

Voila, une lecture que je vous recommande!
A bientôt!
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XXème
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Lundi 20 juillet 2009
Ferragus est un roman d'Honoré de Balzac, publié en 1833, qui fait partie d'un tryptique appelé Histoire des Treize. Les deux autres pièces de cet ensemble sont la duchesse de Langeais et la fille aux yeux d'or.

Que sont les Treize?
Il s'agit d'une organisation secrète dont font partie Ferragus (appelé aussi chef des Dévorants), le général de Montriveau et Henri de Marsay. C'est une sorte de loge maconnique aux pouvoirs occultes. Ce tryptique tire l'oeuvre de Balzac vers le fantastique, à l'instar des Mystères de Paris d'Eugène Sue.

Mais revenons au personnage de Ferragus. Balzac en donne d'abord une description ou il apparait comme un vagabond "qui séchait la pitié" dans les coeurs mais en réalité le personnage dispose d'une large influence et ira jusqu'à commettre un meurtre par empoisonnement.
L'action se situe vers 1820, Un jeune officier de cavalerie, Auguste de Maulincour, en se promenant dans une rue mal famé de Paris, aperçoit Clémence Desmarets, femme mariée dont il est secrétement amoureux, qui se compromets en entrant furtivement dans un immeuble sordide.
Dès lors, il va se livrer à une enquête pour savoir ce que cela cache et à une sorte de harcélement. Ce qui va fortement déplaire au nommé Ferragus.
Quel est donc le secret de madame Desmarets? Qu'est-ce qui l'unit à Ferragus? Que va-t'il advenir du jeune officier de cavalerie? Ainsi que du couple Desmarets.
Je vous laisse le découvrir en lisant Ferragus.
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XIXème
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Vendredi 17 juillet 2009

Pour ce second billet, sur la Belle Epoque, je comemncerais à vous entretenir sur les arts : d'abord de littérature, puis dans d'autres billets de peinture, sculpture, musique, photographie, cinéma, chanson populaire et mode.  Je ne vise pas l'exhaustivité. Je ne donne que des pistes visant à orienter votre curiosité.

Dans le billet précédent, je montrais que la fin du XIXème siècle était marqué par une foi absolu dans le progrès scientifique. La Belle Epoque voit en effet le développement des techniques, et aussi des sciences sociales.
C'est de ces sciences sociales que s'inspire Zola et le courant naturaliste (qui suit le courant réaliste de Flaubert) pour composer sa saga des Rougon-Macquart.  Avant chaque roman, l'auteur se livre en effet à un énorme travail de documentation, allant même jusqu'à tracer des généalogies et dresser des cartes. Cela se ressent particulièrement dans des romans tel Germinal qui décrit le fonctionnement d'un puit de mine.
Zola fut aussi connu pour sa prise de position en faveur de Dreyfus dans son célèbre édito J'accuse.

 

Toujours du coté de cet essor de la pensée scientifique, il ne faut pas oublier Jules Verne et ses Voyages extraordinaires. Considéré à tort comme un auteur pour les enfants, Jules Verne est une sorte de visionnaire. Tout le monde a à l'esprit le Nautilus, les steppes de Sibérie de Michel Strogoff; les voyages en ballon, en obus lunaire et autour du monde!

Un autre monument de la Belle Epoque et qui a laissé une énorme marque sur toute la littérature occidentale est certainement l'oeuvre de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, constitué de sept tomes, écrits entre 1908-1909 et 1922 et publiés entre 1913 et 1927. Très liée à la Belle Epoque, on retrouve dans l'oeuvre la philosophie de Bergson, l'impressionnisme, la musique de Debussy ou encore des éléments de l'affaire Dreyfus.
Cette somme, c'est en quelque sorte l'histoire d'un individu qui devient écrivain. Une part très importante est faite à la réminiscence mais il serait faux de réduire les sept tomes à la petite madeleine. Pour en commencer la lecture, je vous conseille de débuter par un amour de Swann.

 

La fin de la décennie 1910 voit la naissance de la Nouvelle Revue Française. Si André Gide n'en est pas le directeur, il en est toutefois le chef de file. En 1911, le groupe s'associe à Gaston Gallimard pour fonder la maison d'édition que l'on sait. Concernant André Gide, il faut citer son roman d'avant -guerre : L'Immoraliste (1902), D'ailleurs Gide eut entre les mains le manuscrit de Proust et lui réserva un accueil défavorable, ce qu'il regretta par la suite.

En poésie, on ne peut pas passer à coté de Guillaume Appolinaire (voir photo ci-contre). Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913 parait cette dernière année. Citons aussi Mallarmé et les poètes symbolistes...

En théatre, je ne mentionnerais que Ubu roi, pièce décapante, mise en scène en 1896, d'Alfred Jarry.

 

Citons en guise de conclusion provisoire les courants artistiques de cette époque, littéraires et picturaux.
Il y a le futurisme de l'italien Marinetti et aussi l'unanimisme de Jules Romain. Je consacrerais des billets propres à ses mouvements ultérieurement.

Le prochain billet Belle Epoque, toujours dans ce volet des arts, sera consacré à la peinture et à la sculpture.

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Histoire
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Mardi 14 juillet 2009
Quand on évoque la planète des singes, on a aussitôt à l'esprit le film de Frankiln J. Schaffner, de 1967, avec Charlton Heston avec les remarquables prothèses et maquillages de John Chambers. Je passerais sous silence la très controversée adaptation de 2001, de Tim Burton, qui est purement commerciale en regard des autres films de ce génial cinéaste.

Mais la planète des singes, c'est avant tout un roman de Pierre Boulle, que j'avais lu en troisième à titre personnel et que je viens juste de relire ces jours-ci.

Pierre Boule (1912 - 1994) est née en Avignon. En 1941, il s'engage dans les Forces Françaises Libres et combat les japonais en Chine, en Birmanie et en Indochine. Il est fait prisonnier et cette expérience lui inspirera son autre grand succès (aussi adapté au cinéma en 1957) : Le pont de la rivière Kwai.
En 1963, après son retour en France, il s'essaye avec succès à la SF et publie le roman qui nous interesse aujourd'hui.

La planète des singes illustre la supériorié de la puissance d'évocation de la littérature face au cinéma. Car même si à la lecture, on est hanté par les images des films, il n'en demeure pas moins que ce livre d'à peine 200 pages comporte plus d'éléments, est infiniment plus riche et inépuisable que tous les films.

Ici, pas de Statue de la Liberté, échoué sur la plage mais la Tour Eiffel. Ulysse Mérou est un journaliste français embarqué sur la planète Soror où les singes ont imité -singer - l'humanité et l'ont remplacé.
Le livre est aussi une réflexion sur les sociétés humaines, sur l'évolution, la déchéance, la conquète spatiale, le langage, les expériences de Pavlov, l'expérimentation animale et la science de manière générale, les dogmes...

Bref un roman à lire même si l'on aime pas la Science-fiction!

Voila, durant l'été, je livrerais de nombreux billets - je l'espère. Je viens en effet de terminer et d'obtenir ma deuxième année de Lettres Modernes (avec Mention Assez Bien) et dispose de congès pour lire davantage. Restez à l'écoute!
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Fantastique et SF
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Lundi 13 juillet 2009

Je viens d'achever la lecture de L'Education sentimentale (dont je vous livrerais bientôt un billet, le temps de lire aussi l'étude de Pierre-Louis Rey pour étancher mon propos) et je poursuis celle de Madame Bovary ( j'ai dépassé la page 250 de l'édition Livre de Poche).                                                           
Par ailleurs, j'avais fortement apprécié Bouvard et Pécuchet.

 

Donc j'ai décidé de vous parler aujourd'hui de Flaubert, principalement de sa biographie.

Je vous renvoie à l'excellent site : http://flaubert.univ-rouen.fr/

Gustave Flaubert nait à Rouen le 12 décembre 1821. Son père, Achille Cléophas Flaubert , est médecin et occupe un appartement de fonction et sa mère est Anne Justine Flaubert. Il a un frère ainé, Achille, et une soeur cadette, Catherine.
En 1836, il rencontre Anne Schlésinger à Trouville. Cela restera un souvenir marquant qui l'inspirera pour écrire la rencontre entre Frédéric Moreau et Mme Arnoux, dans L'Education sentimentale.

Il passe le baccalauréat en 1840 puis la même année voyage dans les Pyrénées et en Corse. Il fait ensuite des études de droit à Paris jusqu'en 1843.

Mais en janvier 1844, suite à de premières crises nerveuse dont l'étiologie reste mal défini, il est obligé de rentrer à Rouen.

En juin 1844, les Flaubert s'installent à Croisset.

En 1846, le père et la soeur de Flaubert meurent. Dans la même période, il entame une liaison avec la poètesse Louise Collet.
En 1849; il voyage en Egypte et en Palestine avec Maxime Du Camp. Au retour, il fait un détour par l'Italie.
Fin 1856 : il publie en revue Madame Bovary, qui donnera lieu à un procès pour atteinte aux bonne moeurs en 1857. Contrairement à Baudelaire, en procès pour Les Fleurs du Mal, cette même année, pour les mêmes motifs, Flaubert gagne son procès.

1858 : il effectue un nouveau voyage, cette fois à Carthage pour son roman Salammbô  qui paraitra en 1862. Flaubert souhaitait alors écrire un roman qui plongerait dans les temps anciens suite à ses déboires avec son roman précédé ayant une intrigue contemporaine.

Le 17 novembre 1869, il publie L'Education sentimentale. Ce roman puise à la fois dans l'autobiographie et dans la chronique historique des évènements de 1848 (Révolution de Juillet).

De 1877 à 1880, il entame la rédaction de Bouvard et Pécuchet. On raconte qu'il dut lire jusqu'à 1500 ouvrages sur des sujets divers pour se documenter. Le roman ne sera publié, inachevé, qu'à titre posthume en 1881.
En effet, Gustave Flaubert meurt le 8 mai 1880 à Croisset. 

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XIXème
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