Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 17:36

Depuis les années 1990 et au début de ce XXIème siècle, il est commun de dire que nous vivons une "Révolution Numérique" ! Les technologies de l'internet et de la communication évoluent à une telle vitesse qu'il est bien difficile de deviner ce qu'elles seront devenues d'ici dix ans.

 

En effet, qui aurait pu imaginer le web 2.0, Facebook, Twitter, les blogs en l'an 2000 ?

François Bon est un adepte de ces technologies. il a pris l'habitude de s'investir pleinement dans maints sites et blogs qui constituent selon lui son oeuvre d'écrivain. il regrette ainsi les réticences de ceux qu'il appelle ironiquement les "écrivains imperturbables" qui rechignent à s'investir dans le net.

 

François Bon (qui anime par ailleurs depuis longtemps des ateliers d'écriture dans les bibliothèques, les prisons, les instances de l'éducation)  est donc aussi un défenseur du web. Ainsi, une des accusations les plus fréquentes portée contre nos pratiques de navigation est que les nouvelles technologies sont chronophages. François Bon rétorque, en argumentant, qu'il n'en est rien car elle ne remplacent que d'anciennes pratiques et permettent au contraire de gagner du temps.

 

La question essentielle est "le livre papier va-t-il disparaitre ?" Personnellement, je ne le pense pas. Dans Après le livre, l'essai dont vous l'aurez compris il est question dans ce billet nous parle des différentes époques de l'écriture et de la lecture et des pratiques associées dans une démarche anthropologique : les tablettes d'argiles, le papyrus, le rouleau, le codex, le parchemin, l'imprimerie, le livre de poche, la machine à écrire, les ordinateurs, le web, les i-pad.

 

Chacune de ces évolutions a profondément modifier nos pratique. Pour Bon, le blog est une nouvelle forme d'écriture au présent comme le fut la correspondance épistolaire (allusion au passage à Madame de Sévigné).

 

Le livre de Bon (dont si j'ai bien compris il doit aussi exister une édition numérique) se compose de divers petits essais, assimilable à de longs billets; classés en rubriques :  "écrire", "traverses", "techniques"', "pratiques", "historique" et "biographique".

 

Le texte est par moment très technique et si vous maitriser i-pad, e-book, kindle, HTML, cela ne vous posera aucun problème. On ne peut que regretter l'existence d'une "fracutre numérique".

 

Mine de rien, c'est le troisième billet que je consacre à François Bon !

 

A bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Essais - Communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 22:47

9782756030050_cg.jpgNotre histoire débute en Irlande, en province d'Ulster, An Mille de notre ère, la première nuit de novembre.

 

On le voit, dès l'incipit, le ton est donné, le décor est planté : une terre de légende, une époque troublée par l'idée de l'Apocalypse et la nuit de Samain où les portes entre les deux mondes s'ouvrent.

 

Et le passage va s'ouvrir ! D'affreuses créatures anthropophages vont tendre une embuscade à une carriole qui transporte une famille de pauvres hères : le père est tué et le grand-père et la mère sont kidnappés. Seule une petite fille, Luaine,a être mise à l'abri par deux korrigans, Eolas et Emir, qui ont suivi le clan de la forêt ténébreuse à l'origine de l'attaque.

 

Le récit suit donc le motif de la quête et s'engage dans la veine de l'épopée, de l'héroic-fantasy. On va croiser des créatures de légendes : les korrigans et leur reine bienveillante, les Formorés, cette race de géants maléfiques menés par Balor et son oeil terrible qui brûle ses adveraires, ses trois fils, Astur, Tarmac et Straga, des Fées semi-maléfiques qui donnent des potions d'invisibilité en échange de secrets.

 

Enfin, il y a le côté lumineux : les nobles Thuata de Danaen. La quête des deux korrigans, Eolas et Emer et de la petite Luaine, va consister à sauver la famille de celle-ci et le peuple de ceux-là en allant quérir l'aide des Thuata par dela l'océan de l'autre monde.

 

Une oeuvre scénarisée par Thomas Mosdi et magistralement illustré par Emmanuel Civiello dans un ton épique et crépusculaire qui rappelle les livres de Tolkien et baignant à fond dans le folklore celtique !

Je ne saurais que trop vous conseiller la lecture de cette série de BD dont le Tome 1 se nomme "Les enfants de la nuit" et le Tome 2 "Guerriers des Ténèbres" (pour ma part j'attaque le Tome 3 !)

 

A bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Bande-dessinées
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 17:00

Mona Ozouf est une historienne réputée, spécialiste de la Révolution française. Durant quatre décennies, des années 1970 aux années 2000, elle a livré, dans un exercice imposé, des chroniques littéraires au Nouvel Observateur. Aujourd'hui, elle rassemble plus d'une centaine de ses articles dans La cause des livres paru à la nrf / Gallimard.

 

Ces critiques sont regroupées en sept rubriques : Une patrie littéraire, Une liasse de lettres, Voix d'ailleurs, Portraits de femmes, Tableaux de la France et des Français, Lumières, Révolution, République et Parmi les historiens.

 

Mona Ozouf commente notamment un grand nombre d'essai, s'intéressant aussi bien à l'essayiste et à travers lui à la figure dont il est question dans l'essai. Etant une spécialiste de la période contemporaine, ses préférences vont à des figures des XVIIIème et XIXéme siècles.

 

On verra donc apparaitre dans ces pages Balzac, Hugo, Flaubert, Lamartine, Chateaubriand, Michelet, Germaine de Stael ainsi que les personnages de la Révolution :Danton, Robespierre, Condorcet, Charlotte Corday.

 

L'auteur de tous ces articles a conservé un lien étroit avec ses racines bretonnes. De la Bretagne et des terroirs, il est aussi question dans Tableau de la France et des Français.

 

Enfin, le livre se termine par des articles en hommage à des historiens : Alain Corbin, Marcel Gauchet, George Dumézil, Pierre Nora pour n'en citer que quelques uns.

 

Le style de Mona Ozouf est travaillé et élégant. Ce livre brille par son érudition. Les articles n'étant pas classés par ordre chronologique, on saute d'une décennie à l'autre avec un brin de nostalgie.

 

A bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Essais - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 19:09

Le Chat, personnage crée par Philippe Geluck à l'origine dans les pages d'un supplément du quotidien belge Le Soir, est un drôle de phénomène !

 

Imaginez un chat porté au dessus de sa condition, vétu d'un costume cravate, et proferant paroles tantôt philosophiques, tantôt absurdes !

 

chat-Geluck.jpgJ'ai découvert Le Chat par le biais de Ma langue au Chat, qui est le sixième tome d'une série qui en compte à ce jour seize. Je le connaissais déja par les interventions de Geluck dans les émissions de Michel Drucker mais l'album m'en a donné un plus vaste florilège.

 

Le Chat, ce sont des strips en trois cases d'une part et des caricatures en une seule image d'autre part. Le Chat est partisan du calembour, pratique l'ironie et l'autodérision. Il nous renseigne sur la condition humaine. Je l'ai trouvé désopilant ! Il a un penchant pour les souris (normal, il reste un chat !), et a aussi son ami Roger, le cafetier du coin.

 

 

 

 

Quelques morceaux choisis !

 

"La mort, c'est un peu comme la connerie.

Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort.

... ce sont les autres qui sont tristes.

Les cons c'est pareil."

 

ou encore

 

"Dans ce monde égoiste qui est le nôtre

On se demande parfois si on ne devrait pas se déguiser en miroir

pour que les autres nous accordent un regard."

 

Un comique sous lequel se cache une certaine gravité ! Profond, je vous dis !

 

Et une lecture recommandée car le rire est signe de bonne santé !

 

A bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Coups de coeur
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 19:05

Voici un ouvrage, Une rencontre, de Milan Kundera qui entre dans la catégorie des essais de cet exilé tchèque.

 

On connait surtout Milan Kundera pour son roman L'insoutenable légéreté de l'être. Mais il est également un essayiste de talent. Dans cette catégorie, on lui doit L'art du roman.

 

Une rencontre se découpe en neuf parties : des articles, des critiques, une interview. Il est question de littérature, de peinture, de musique et d'Histoire.

Kundera revient sur les expériences artistiques qui ont marqué son existence, sur fond de printemps de Prague.

 

C'est l'occasion pour le lecteur profane de découvrir des artistes d'Europe de l'Est : Marek Baenczyk, les Skvorecky, le compositeur Janacek. Les amitiés de l'essayiste vont aussi à l'Amérique Latine à travers Carlos Fuentes ou Gabriel Garcia Marquez. On aperçoit à un moment l'artisan de la "négritude", Aimé Césaire, ou encore les surréalistes.

 

Dans ses articles, Kundera porte la réflexion notamment sur les rapports entre barbarie et sentimentalisme, sur le sens à donner à l'exil ou encore sur les liens entre histoire individuelle et la Grande Histoire.

 

J'ai une prédilection pour ce genre qu'est l'essai ou le recueil d'articles critiques car il permet sur un petit nombre de pages d'aborder plusieurs champs de la réflexion tant littéraire que philosophique, historique ou artistique par exemple.

 

Et avec ce livre, j'ai découvert Kundera !

 

Bonne année 2012 et à bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Essais - Communauté : Chronique de nos lectures
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