Une fois n'est pas coutume, avant de vous parler d'un roman, je vais vous faire une rapide présentation de son auteur. Je vous invite à aller faire un tour sur Wikipédia dont je tire
ces infos.
George Arnaud, de son vrai nom Henri Girard est né à Montpelleir le 16 juillet 1917.
Licencié en droit, ayant fait sciences po, il refuse de préter serment à Pétain.
Le 25 octobre 1941, il est au centre de l'accusation dans l'affaire d'Escoire.
Il vit à Paris de 1943 à 1947 puis s'embarque pour l'Amérique du Sud le 2 mai 1947.
Là-bas, il mène une vie de bourlingueur dont il s'inspirera pour Le salaire de la peur, publié en 1950 qui connaitra rapidement un vif succès.
En 1952, le cinéaste Henri-George Clouzot tourne l'adaptation du Salaire de la peur avec Yves Montand et Charles Vanel. L'année suivante, le film
est récompensé au Festival de Cannes (Grand Prix et prix d'interprétation à charles Vanel). Aranud restera reservé quant à la fidélité de cette adaptation.
Il meurt d'une crise cardiaque en 1987.
Le salaire de la peur se caractérise, selon moi, par une écriture réaliste, voir naturaliste.
Suite à l'explosion d'un puit de pétrole dans la plaine de Zulaco, la compagnie exploitrice du gisement engage quatre chauffeurs pour convoyer de la nitroglycérine jusqu'au foyer dans des camions
vétustes.
Parmi la faune des desespérés, derejetés de la vie qui attendent un futur improbable dans cette ville d'Amérique du Sud, il se trouve des gars pour répondre à l'offre d'emploi.
Gérard, Johnny et deux autres "perdus" sont engagés. Gérard et Johnny vont faire équipe et prendre le volant du deuxième camion.
Mais si Gérard, le héros du roman, accointé à Linda, une pute perd grand coeur, semble resté maitre de ses nerf, Johnny le roumain cède vite à la peur. Le périple s'annonce difficile sur des
routes cabossées, d'autant que le vil Smerloff - le chauffeur remplacant - a saboté l'un des camions.
Je ne vous dévoile pas l'issue, que vous connaissez probablement déja si vous avez vu le film de Clouzot, diffusé et rediffusé largement, mais le dénouement , sous ses mauvais auspices, ne semble
pas faire l'ombre d'un pli.
Bref un très bon roman, à l'ambiance désenchanté et un tantinet sordide.
A bientôt!
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