Jeudi 21 mai 2009

Voici le premier roman d'un écrivain de 42 ans, Samuel Zaoui et c'est une réussite!
L'auteur possède la double appartenance séfarade et algérienne. Son roman, c'est à la fois l'Odyssée et la recherche du père et des origines.

 

Tout d'abord il y a Souhad. enfant d'immigré, elle et ses deux frères ont atteint la réussite sociale. Elle est agrégé e de lettres, eux sont ingénieur et chirurgien Mais comme si tout succès avait un prix; il y a eut un troisième frère Jouad, victime d'un crime raciste.

Or, voila que récemment le père est mystérieusement retourné au bled et dès lors Souhad s'interroge. Elle va rencontré trois vieux arabes et un grand noir. Et avec cet équipe, elle s'embarque à travers un périple en camionnette sur les routes de France, de Saint-Nazaire à Cholet, en passant par Saint-Etienne, Sochaux, Nice. ils font faire du tourisme industriel sur les lieux où les immigrés suèrent sang et eau après leur arrivée en métropole.

C'est toute la difficile condition des immigrés, arabes, tziganes, roumains, polonais qui est dépeinte.

Un livre à mettre entre les mains des racistes et de tous les exploiteurs de peurs et des misères du monde pour les faire réfléchir! A moins que pour eux ce soit déja trop tard!

Au final, un livre très humain!

 

Voila, c'était ma chronique du jour! A bientôt !

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature XXème
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Jeudi 14 mai 2009

La première fois que j'ai entendu parler de La Reine des lectrices, c'était lors d'une émission du week-end sur France-Culture (On y avait aussi parlé du livre de Philippe Vasset, Journal d'un marchand de canon).

Le sujet - la lecture - m'avait dès lors un peu titillé.

Or il se trouve que dans ma bibliothèque municipale, comme dans toutes les bibliothèques d'ailleurs - il y a un cahier de suggestion d'achat d'ouvrages. J'y inscrivais le titre de Bennett.

Et bien depuis, ce livre ne cesse d'être emprunté et j'ai eu beaucoup de mal à l'avoir entre les mains. Il semble rencontrer beaucoup de succès.

Mais finalement, j'ai "touché" l'objet et je vais vous donner mes impressions.

 

La Reine d'Angleterre croise un jours à Buckingham Palace, alors qu'elle promène ses insupportables chiens, un bibliobus. Par politesse, elle emprunte un livre d'Ivy Compton- Burnett et rencontre aussi Norman, un jeune aide cuisinier du palais.
Peu à peu, la lecture va l'absorber. Elle va faire de Norman son page et "conseiller littéraire" en quelque sorte. Ceci ne va évidemment pas plaire à son entourage. En effet, la Reine ne peut s'empêcher de poser des questions à tout ceux qui l'approchent sur leurs dernières lectures et leur avis sur la littérature.
son comportement change laissant croire à certains qu'elle devient sénile. Mais il n'en est rien. En vérité, tout un nouvel horizon s'ouvre à la noble vieille dame.
a la fin de l'ouvrage, elle se rend compte que lire n'est pas l'action et dès lors annonce lors de son 80ième anniversaire qu'elle va se mettre à écrire.
Bien entendu, il s'agit d'une fiction et aussi d'une comédie. Ce livre est assez agréable à parcourir avec son humour typiquement anglais mais toutefois j'ai été légèrement déçu qu'il n'y ait pas plus de références littéraires, de titres cités (ceci dit il y en a déja un grand nombre). La plupart des références font de plus partie de la littérature anglaise.
Enfin, je suppose que pour avoir plus de réfèrences littéraires, mieux vaut consulter une histoire littéraire. Ici, le sujet est l'attitude de la Reine et son évolution mentale est d'ailleurs bien décrite.

En résumé, une lecture que je vous recommande même si j'y met un petit bémol (l'attente était sans doute trop grande!)

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Littérature étrangère
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Dimanche 10 mai 2009

Je vous propose dès à présent une rapide présentation historique du genre qu'est la Science-fiction (S-F) .

La matière de ce billet provient d'un ouvrage universitaire dont voici la référence :

Gilbert Millet - Denis Labbé; La Science-fiction; collection Sujets -Belin

Je reprendrais le plan du chapitre deux mais vous renvoie à l'ouvrage en question si le sujet vous interesse car ce livre est une mine d'informations que je ne fais qu'effleurer ici.

I - Avant 1862 : les prémices

 

Certains auteurs des temps passés sont considérés -peut-être à tort - comme des précurseurs du genre SF.

Ainsi Voltaire et son Micromégas, Jonathan Swift et ses Voyages de Gulliver.

Dans le premier cas, cela peut s'expliquer par le continuum entre la SF et le conte philosophique qui interrogent tout deux l'humain. Dans le second cas, le récit de Swift s'apparente davantage à une critique sociale.

Certains textes très anciens et qui ne sont pas de moindre importance traitent comme la SF du futur de l'Humanité.
Des visions de l'Apocalypse figurent dans La Bible et le Coran. Mais ce ne sont pas là des textes de SF!

Dans la littérature antique, on citera L'Odyssée et L'Eneide, qui intègrent des éléments du merveilleux paien. Ce ne sont pas non plus des textes de SF.

 

On voit bien qu'il faut donc se méfier des faux précurseurs.

 

II - 1863 - 1913 : Naissance de la SF

 

Dans les faits, on peut considérer que le vrai père de la SF est Jules Verne. Je vous renvoie aux billets que je lui ai consacré sur ce blog.. Cet auteurs alterna les grands romans d'aventures et les oeuvres de SF. il se caractèrise par un certain "conservatisme" social et une "modernité" scientifique.

 

L'autre précurseur de cette fin de XIXème siècle est Herbert George Wells. En 1895, il fait paraitre la Machine à explorer le temps.

La principale différence entre ces deux écrivains ne se situe pas vraiment dans un supposé optimisme de Verne opposé à un prétendu pessimisme de Wells mais plus dans le fait que les romans du second ont davantage un propos social, se veulent critique sociale. D'ailleurs dans la seconde partie de sa vie, après la Grande Guerre, le britannique composera des essais sur le progrès social.

 

La SF est née en France et en Angleterre. La Belle Epoque correspond à la foi dans le progrès (Electricité, avion, automobile...) et donc la littérature de SF, par opposition au genre fantastique, prône la gloire de la Science.

 

Ceci va être remis en cause avec la Grande Guerre.

 

III - 1914 - 1939 : une lente mise en place

 

L'Europe ressort détruite physiquement et moralement du conflit. Cela se ressent dans la littérature.  Des oeuvres dénoncent la boucherie des tranchées : Le Feu d'Henri Barbusse, Les Croix de Bois de Roland Dorgelès et A l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque.

Parallèlement, les avant-gardes tels les Surréalistes menés par André Breton refusent la réalité.

Il apparait une méfiance envers la science (se souvenir des gaz de combat, des avions de combats, du développement prodigieux de l'artillerie). Avec la révolution russe et bientôt l'apparition des régimes fascistes, le pessismisme est de rigueur. Des oeuvres littéraires en SF reflètent bien cette idée: ne citons que Le meilleur des mondes (1932) d'Aldous Huxley.

La SF se déplace comme la prédominance mondiale, de l'Europe vers les Etats-Unis.

C'est en Amérique du Nord qu'apparaissent des revues bon marchés -les pulps - qui publient des auteurs de SF. Le genre prédominant est la space-opéra. Parmi les revues citons Amazing Stories (1926, fondée par Hugo Gernsback), Astounding Stories, Marvel Stories, Fantastic Adventures etc.

Parmi les auteurs citons Abraham Meritt, Edgar Rice Burrought, Ray Cummings, Jack Williamson, Robert Howard et bien entendu H.P. Lovecraft.

Le terme science-fiction apparait à cette époque dans ces revues.

Parallèlement la SF et le fantastique se développent au cinéma : King Kong (1933), Frankenstein (1931), L'Homme invisible (1931), Docteur Jekyll et mister Hyde (1931), Le monde perdu (1925).

En Bande dessinée, apparaissent dans les années 20-30, Buck Rogers (1929), Flash Gordon (1934), Superman (1938) ou encore Batman (1939).
Mais déja un nouveau conflit mondial se profile.

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Fantastique et SF
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Lundi 4 mai 2009
J'ai une annonce à faire!
En 2010, je projette d'ouvrir un second blog qui sera lui consacré à l'Histoire.
Pour donner un avant goût du style d'article qui y sera publié, je mets ici un petit billet historique.

J'ai choisi comme thème " la Belle Epoque". Curieusement, la plupart des nouvelles que j'ai écrites et qui ont été acceptées par des comités de lectures se déroulaient durant les années 1880-1914.

Dans une première partie, je m'interesserait au sciences!

A la fin du XIXème siècle, les individus croient en une sorte de progrès de l'Humanité qui doit résoudre tous les problèmes. A l'exposition universelle de 1900, le président Loubet fera un discours dans ce sens:
"Le XXème siècle verra luire un peu plus de fraternité sur moins de misère. La société contemporaine fait partout effort vers le bonheur ou du moins le bien-être universel."

Cette époque voit la deuxième révolution industrielle. Edison met au point la fée électricité. Clément Ader en France et les frères Wright aux Etats-Unis concoivent les premiers avions. Dans les villes, les automobiles  (Daimler, µPanhard-Levassor) vont remplacer les fiacres. Alors que la première révolution était basée sur le charbon, le train, la seconde le sera sur le pétrole.

Deux expositions universelles ont lieux à Paris, en 1889 et en 1900. La Tour Eiffel est érigée pour la première de ces expositions. Elle devait  être démontée parès l'évenement mais on lui trouva une utilité comme antenne radioemettrice pour l'armée.

coté sciences, les savants à l'ancienne, bricoleurs de génie sont peu à peu remplacés par des équipes qui travaillent en collaboration.
En 1895, Roentgen découvre les rayons X. Dans les mêmes années, Becquerel découvre quant à lui la radioactivité et en 1898, Pierre et Marie Curie isolent le radium, l'élément radioactive de l'uranium.
En 1905, Einstein énonce la relativité restreinte et l'équivalence masse/énergie.
En médecine, les travaux de Pasteur et de Koch menent à la vaccination et aux lois de l'aseptie et de l'antiseptie qui font progresser la chirurgie.
Dans les sciences sociales, Freud fonde la psychanalyse (L'interprétation des rêves date de 1902).
Durkheim donne à la sociologie son statut scientifique.

Ces découvertes scientifiques vont faire progresser l'industrie. Taylor met au point "l'organisation scientifique du travail" qui sera appliqué par Henri Ford aux Etats-Unis.
En matière d'industrie, l'Allemagne et les Etats-Unis ont une longueur d'avance sur la France et l'Angleterre. Par exemple , la teinture rouge des pantalons garance vient de l'industrie chimique allemande!

Voila, ce bref exposé ne se veut pas exhaustif. Je vous renvoie aux manuels d'Histoire (ceux de classe de Première traitent de cette période) si j'ai éveillé votre curiosité!

Parmi les prochains sujets "Belle Epoque": les lettres et les arts, les conditions de vie, la diplomatie internationale et les crises.

A bientôt!
Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Histoire
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Samedi 2 mai 2009

Les chansons de geste, dont la plus célèbre demeure la chanson de Roland, sont des poèmes épiques destinés à la récitation orale. Elles précèdent la naissance des premiers romans dans l'histoire de notre littérature. Elles constituent l'un des genres majeurs du moyen-age, à coté des poèmes courtois, des romans de chevalerie, des lais et des fabliaux pour ne citer que cela.

Ces chansons sont dites épiques car elles se consacrent principalement à relater des exploits guerriers, et sont généralement écrites des siècles après les évenements qu'elles relatent.

Ainsi la chanson de Raoul de Cambrai relate des guerres entre Vermandois et Cambrésis, mais toutefois le lien est très lâche avec l'histoire carolingienne réelle.

Contrairement au roman de chevalerie qui s'attache à la valorisation d'un seul individu, la chanso, de geste relate des évènements collectifs. Pensez aux grands poèmes épiques de l'Antiquité tel L'Iliade.

Raoul de Cambrai
aurait été composée autour de l'an 1200 et se divise en trois parties distinctes.

La première partie chante la révolte de Raoul dontre l'empereur Louis, qui l'a dépossédé de son héritage, jusqu'à la mort du baron dans un duel qui l'opposait à son vassal Bernier.

La seconde partie se consacre à Gautier, le neveu de Raoul qui tient à venger le meurtre de son oncle.

La troisième et dernière partie montre des élans plus romanesques, nousd suivont les aventures de Bernier et de ses deux fils Julien et Henri.

Ces trois parties sont-elles le fait d'un même auteur? Rien n'est moins sûr...

Cette chanson de geste se rattache au cycle des barons révoltés ou cycle de Doon de Mayence. En effet, il est d'usage de rassembler ces textes en grand senesembles.

Enfin, il faut signaler qu'à cette époque, l'imprimerie n'existait évidemment pas. Les ouvrages étaient le fruit du travail de copistes. La notion d'auteur n'existait pas. Maints récits ont donc été perdus. Et les textes que l'on conserve ne sont que la parite immergée de l'iceberg

Par La Bibliothèque de Drizzt - Publié dans : Moyen-Age
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