j'ai déja eu l'occasion de parler brièvement du dernier Prix Nobel de Littérature, J.M.G. Le Clézio lorsque j'ai posté mon billet sur l'ouvrage de Gérard de Cortanze qui s'attarde sur la vie de
cet écrivain avec une riche iconographie à l'appui.
Cette fois-ci je vous parlerais de Ritournelle de la faim.
Il s'agit d'une mise en fiction de la vie de la mère. de Le Clézio
Le roman commence sur l'évocation de la Maison Mauve, le projet du grand-oncle d'Ethel, Monsieur Soliman. Mais le vieil homme meurt et la fillette est dépossédée de son héritage par son père
Alexandre Brun.
Alexandre est marié à Justine mais entretient une relation avec Maude, une chanteuse rencontrée avant son mariage.
Le livre nous montre le déclin d'une époque, la montée du fascime, la guerre en arrière plan, la famine (d'où le titre) et l'antisémitisme.
Dans ces périodes troubles, Ethel entretient d'abord une amitié avec Xenia, dont la famille a fuit la Russie bolchevique. Plus tard, elle s'éprend d'un jeune anglais, Laurent Feld, qui fréquente
le salon de son père où l'on parle beaucoup de politique et qu'elle retrouvera après la guerre à Nice où les Brun se sont réfugiés après que le père ait ruiné sa famille en faisant des affaires
avec des escrocs.
On peut donc dire que ce roman a une base autobiographique mais Le Clézio nous y remmémore avec insistance le poids de l'Histoire. A ce titre, cette lecture se révèle instructive.
Si, par ailleurs, vous n'avez pas lu l'ouvrage de Gérard de Cortanze Le Clézio : Vérités et Légendes, il est conseillé de s'y reporter en
parallèle à la lecture de Ritournelle de la faim, vous ne pourez qu'en apprendre plus sur l'écrivain!
A bientôt pour de nouvelles chroniques !
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